Définition
Une pathologie des limites projectives (lim proj) où le foncteur limite inverse n'est pas exact à droite, produisant des limites dérivées non triviales (lim^1, lim^n) et rompant des propriétés ou identifications d'exactitude attendues.

Principe

Principe
La limite inverse est exacte à gauche mais pas nécessairement exacte ; des obstructions apparaissent sous forme de foncteurs dérivés lim^i. Le comportement de limite non injective survient pour des systèmes sans propriété de Mittag‑Leffler ou de stabilisation, faisant échouer la préservation des surjections par lim ou produisant des données d'extension cachées.

Démonstration

Démonstration
Considérer un système inverse de groupes abéliens avec applications de transition surjectives dont les noyaux ne se stabilisent pas ; alors lim^1 peut être non nul et des suites exactes de systèmes inverses ne donnent pas des suites exactes après passage à la limite. Cela explique des phénomènes comme l'échec du passage de la cohomologie aux niveaux finis à la limite.

Mauvaise application

Mauvaise application
Commuter aveuglément la limite inverse avec la cohomologie ou supposer que prendre des limites préserve l'exactitude sans vérifier les limites dérivées conduit à des identifications erronées, des mauvais comptages de dimensions ou la perte d'information d'extension.

Conséquence

Conséquence
Reconnaître la pathologie de limite non injective impose le calcul des limites dérivées, l'usage de suites spectrales, l'imposition de conditions de Mittag‑Leffler ou le travail dans des pro‑catégories ; cela clarifie où les arguments naïfs par limites inverses s'effondrent et où des classes d'extension persistent à la limite.

Inversion

Inversion
Sous des hypothèses de stabilisation (par exemple condition de Mittag‑Leffler, pro‑zéro des termes supérieurs) les limites dérivées s'annulent et la limite inverse devient exacte dans la plage considérée, inversant la pathologie en un comportement de limite bien‑comporté.

Limite

Limite
Cette notion concerne les systèmes inverses et leurs foncteurs dérivés ; elle ne traite pas des limites directes (colim) qui ont des propriétés d'exactitude différentes. Elle exige de l'algèbre homologique ou de la théorie des catégories pour définir lim^i et exclut les arguments naïfs de limite point par point.

Tension sémantique

Tension sémantique
« Limite non injective » s'oppose à l'intuition « les limites commutent avec tout » : la tension est entre un comportement point‑par‑point/stable où les limites fonctionnent et des systèmes pathologiques où les limites dérivées portent des données d'obstruction essentielles.

Synthèse

Synthèse
Une limite non injective identifie le défaut d'exactitude des limites inverses, enregistré par des lim^i non nuls ; elle signale l'absence de conditions de stabilisation et prescrit des remèdes dérivés ou pro‑catégoriques pour retrouver le comportement global correct de la limite.